♪ ♬ All dead ♫ ♪ All dead ♫

Si la vie est un chemin il n’est sans doute pas rectiligne et on y retrouve des expériences, comme si l’on revenait dans un lieu connu. C’est aussi un chemin que l’on peut parcourir en pensée, y revenir sur ses pas, y observer ce qu’on avait peut-être laissé derrière soit.

Depuis la mort de ma grand-mère en août dernier, le chemin prend des airs de déjà-vu ; le bégaiement a même eu un côté assez saisissant et un peu cynique.

Et me voilà aujourd’hui à démarrer cette phase étrange, ce que l’on appelle une succession, qui s’apparente ici à la fin de toute une histoire, qui me donne l’impression de refermer le livre de tout un pan de famille. Et pourtant, je suis là, j’ai des enfants, cette famille existe encore par moi, en moi. Oui. Mais il y a tout de même cette impression, ce « voilà, tout ça c’est fini ».

Je recommence, je dois encore vider, débarrasser une vie, comme je l’ai déjà fait un peu en décalé, un peu comme une répétition, il y a deux ans. Aujourd’hui ce ne sont plus les maigres affaires de mon père mais toute une maison remplie d’une vie, de plusieurs vies. Comme un archéologue, je commence à grattouiller, découvrir des strates. Les souvenirs d’autres vies embarquées dans celle-là même que je débarrasse, trie, referme.

J’ai commencé par m’occuper des photos. Celles qui me pesaient. Celles des morts. Tous ces morts qui peuplent cette maison, j’avais besoin de leur dire gentiment d’aller vivre leur mort ailleurs. Pour eux, et puis aussi pour moi. Alors j’ai décroché ces portraits, un par un, et puis je les ai retournés, posés en haut d’une armoire pour commencer. Bientôt je trouverai un rituel, sans doute à base de feu. Il est temps que tu partes, Christian. Moi je crois que je t’avais laissé partir, mais ta mère ne pouvait pas, alors tu étais dans le salon la cuisine, les chambres, le bureau. Mon père, il est temps aussi. Et puis papi. Et bien sûr Roger & Evelyne, dont les portraits étaient sur le haut du secrétaire depuis aussi longtemps que je me souvienne. Probablement depuis que cette maison existe. Quarante-neuf ans à nous fixer. Tatie, qui n’est plus là depuis longtemps mais dont le souvenir de la mort me donne encore envie de respirer un grand coup, quand on attendait, dans ce couloir, ces pompiers qui ne venaient pas, ces pompiers revenus un jour de juillet il y a deux ans, et puis un petit matin d’août ce été. Cette fois c’est moi qui les avais appelés, comprenant que la mort arrivait, qui leur avais expliqué.

En rangeant, je suis tombé sur cette photo. J’ai été saisi d’un drôle de sentiment en la regardant. C’est Freddie Mercury qui s’est mis à chanter dans ma tête : « All dead, and gone, all dead and gone« .

C’est le salon de la maison-du-bouton-du-milieu (j’en vois deux qui suivent), il y a là mon père, ma grand-mère, son père (le premier décès dont je me souvienne), mon oncle Christian, ce con, quel con ! Et Marie, quelle sacrée nana.
Pas un qui reste. Ni mon grand-père, derrière l’appareil photo.

Je suis devant cette image, moitié en souriant parce qu’il y a un milliard et demi de choses chouettes qui me sautent au visage quand je pense à eux, parce que c’est une photo joyeuse, moitié les yeux humides parce que… parce que merde.

« Toute la douceur de la vie s’écoulait
avec ses larmes. (Odyssée, V) »

Cette maison, ce travail que je commence, c’est tout ça. C’est tout ces gens qui sont pliés, qu’on va ranger. Toutes ces vies qui convergeaient là, dans ce salon, dans cette maison. Il faut raccompagner tout le monde à la sortie. On ferme. Le 19 août j’ai terminé mon service. J’ai fait ce que j’ai pu. Maintenant je rentre.

C’est ce chemin que j’emprunte maintenant. En fait, je crois que ce voyage a commencé plus tôt, il y a quelques années. Quelque part entre ce cheminement intérieur, dont le commencement m’a conduit à ouvrir ce site, et ces histoires de famille qu’il m’a fallu digérer pour certaines, accompagner pour d’autres. Et maintenant il est temps de retrouver mon ithaque. Sylvain Tesson parlant de l’Odysée nous dit que c’est « le texte du retour au pays, le chant de la remise en ordre du destin ». Allez, en route, donc !

En commençant à écrire ce texte, écoutant de la musique en mode aléatoire, c’est Nas qui est venu chuchoter dans mes oreilles les mots de la fin :

Life’s a bitch and then you die; that’s why we get high
Cause you never know when you’re gonna go
Life’s a bitch and then you die; that’s why we puff lye
Cause you never know when you’re gonna go
Life’s a bitch and then you die; that’s why we get high
Cause you never know when you’re gonna go
Life’s a bitch and then you die; that’s why we puff lye

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Des traces et des images, des vies et des héros

J’ai terminé il y a quelques jours la lecture du livre Les Disparus, de Daniel Mendelsohn. C’est une lecture qui ne vient sans doute pas par hasard dans ma vie, là, maintenant, et qui évoque beaucoup.

J’ai lu ce livre dans une période de deuil après avoir vu ma grand-mère disparaître.
Durant ces dernières années nous avions beaucoup discuté et eu notamment pas mal d’occasions d’échanger sur l’histoire de notre famille. C’était parfois au gré de mes recherches généalogiques, qui m’ont notamment conduit à quelques découvertes ; découvertes qui l’ont surprise et m’ont poussé à la questionner sur certaines personnes ou périodes. C’était également au gré de conversations, quand j’ai voulu tirer des fils, me faire raconter, comprendre, ne pas perdre.
En 2007, de la même façon, j’avais interviewé de façon plus formelle mon grand-père sur ce qu’il avait fait durant la deuxième guerre mondiale. Durant de cette conversation, enregistrée un mois avant sa mort, il m’avait raconté sa rencontre avec ma grand-mère, qui intervient d’ailleurs dans la conversation pour compléter.
Début 2017, ma grand-mère a elle-même voulu enregistrer quelques souvenirs de l’histoire de famille et en particulier cette période allant de leur rencontre à leur mariage.

Il y un mois, peu après la mort de ma grand-mère, j’ai trouvé un dossier contenant toute leur correspondance durant cette rencontre, depuis la première lettre, quelques jours après leur rencontre (dont je connaissait la date et le lieu précis) jusqu’à leur mariage.
Je débute à peine, et avec timidité, l’exploration de ces courriers, mais il y a là quelque chose de fascinant. Sur plusieurs points.

J’y trouve deux sujets qui me tiennent à cœur, qui sont aussi au cœur du livre de Mendelsohn.
D’abord, les traces : ce qu’on laisse, ce qui disparaît aussi. Cette envie qu’on a parfois de laisser quelque chose. Cette envie qu’on a parfois de retrouver des morts. Comme pour que ça ait du sens. En écrivant ça je pense aux héros grecs, je pense aux récits homériques, à ces personnages dont la crainte ultime est de disparaître de l’Histoire :

« Ah ! puissé-je ne pas mourir sans combat ni sans gloire,
mais accomplir un exploit qu’apprendront les hommes à naître »
(Iliade, XXII)

Peut-être ai-je cette crainte moi-même, qui me guide à préserver des fragments de mémoire ?

Le livre de Mendelsohn nous ramène aussi à l’Histoire et sa mémoire, qui est un sujet en soi, et à l’Histoire de la Shoah en particulier. Le croisement entre l’Histoire et l’histoire de famille, je l’ai esquissé avec ces histoires de tranchées. Je serai d’ailleurs peut-être amené ici à évoquer Shoah et histoire de ma famille, dans une histoire pas si triste.

Ce sujet, je l’ai déjà effleuré, en produisant ici le récit d’hommes et femmes de ma famille pendant la première guerre mondiale, ces mots qui dansent autour de la mort, et en sont parfois messagers. Ou bien dans un travail en cours qui permettrait de faire revivre un ouvrage de mon autre grand-mère.

Enfin, dans la mémoire, les mémoires, de nos ancêtres, et les traces que nous en préservons ou que, parfois, nous retrouvons, il y a parfois la confrontation à ce que nous ne connaissions pas. De ces parents, grand-parents ou plus lointains que nous avions connus, nous avions une image familiale, celle d’un rôle, d’une incarnation, d’un personnage.

Pendant longtemps, je n’ai vu de cette grand-mère récemment disparue que ce qu’elle donnait à voir : une femme un peu stricte, mère de famille soucieuse de la bonne tenue de sa maison, du respect des règles et de certains rituels, de certains standards, d’une image de la famille. Une femme que j’aimais mais catho et plutôt réac comme je la résumais souvent. Celle qui a dit à ma mère, il y a si longtemps « vous ne me tutoierez pas ».
Au fil du temps et, il faut le dire, des épreuves de la vie comme autant de coups sur la caboche, j’ai pu découvrir ces dernières années une personne plus ouverte, plus marrante, un visage différent. Une femme derrière le personnage. Une femme derrière la grand-mère. Il y a ce que le temps et les épreuves ont changé, mais aussi ce que je ne pouvais voir.

Nous avons échangé, beaucoup, je lui ai fait découvrir des tas de sujets de la boulange à la méditation, du parachutisme à l’hypnose, et tant d’autres encore. Elle m’a raconté ses bonheurs, plus très nombreux, et ses douleurs, trop nombreuses. Et puis elle m’a parfois raconté ces histoires de famille avec un air amusé. Quand elle m’a raconté les histoires de coucheries de la famille, ou les frasque de sa belle-sœur, en riant, je me suis fait la réflexion que cette personne là m’avait bien échappé jusqu’alors. Et j’ai ri.

Ainsi, nous n’avons de certains membres de nos familles, de certaines figures d’autorité, qu’une image de cette statue… une image tout court.

Ces lettres, qui dévoilent une relation qui commence, sont celles d’un homme et d’une femme, pas de mon grand-père et de ma grand-mère. Et comme ce journal de mon père, trouvé juste avant qu’il ne finisse dans une poubelle, levant un voile timide sur trois mois de sa vie début 1977, à 26 ans, ce sont de minuscules aperçus des personnes derrières les personnages et des vivants derrières les images des morts. Des bribes qui nous dévoilent les mecs et les nanas que nous voyons comme Papa, Maman, Papi, Mamie, et toutes ces figures en carton, comme des personnages disposés sur une scène. Ces mecs et ces nanas qui ont ri, chialé comme des mômes, désiré, baisé, trompé, fumé des trucs, vomi, hurlé de joie, déprimé, rêvé… vécu.

Et si on pouvait toucher ça avant leur mort ?

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Mes lectures

Depuis quelques années, je tiens une liste des livres que je lis. Ça me permet de retrouver des noms, de partager, quand la mémoire fait défaut. J’aime parfois la parcourir, elle me fait voyager, retrouver des sensations. Ne s’y trouvent pas les nombreuses lectures de type articles de recherche ou les ouvrages très liés à mes pratiques professionnelles.

Il y a là des lectures que j’ai particulièrement aimées, d’autres moins. Je ne crois pas qu’il y en ait que j’ai vraiment détestées. J’ai ajouté un petit pour signaler ceux qui ont été un gros coup de cœur. Il y en a que j’ai vraiment aimé et qui n’ont pas cette distinction simplement car je voulais souligner ceux qui ont particulièrement résonné, ou m’ont le plus remué.

Mise à jour le 28/10/2018

Octobre 2018

  • Remède à l’accélération – Hartmut Rosa
  • Patria – Fernando Aramburu
  • Découvrir l’intelligence collective – Olivier Piazza
  • La petite fille de Monsieur Linh – Philippe Claudel
  • Fief – David Lopez

Septembre 2018

  • La Comédie (in)humaine – Pourquoi les entreprises font fuir les meilleurs – Nicolas Bouzou, Julia de Funès
  • Retour à Killybegs – Sorj Chalandon
  • Les Disparus – Daniel Mendelsohn

Août 2018

  • Mon traître – Sorj Chalandon
  • Des châteaux qui brûlent – Arno Bertina
  • L’homme de ma vie – Yann Queffélec
  • Soyez imprudents les enfants – Véronique Ovaldé
  • Très haute tension – Lionet Daudet

Juillet 2018

  • Faire mouche – Vincent Almendros
  • Défense du secret – Anne Dufourmentelle
  • Une très légère oscillation – Sylvain Tesson
  • Passage des ombres – Arnaldur Indridason
  • La femme de l’ombre – Arnaldur Indridason
  • Dans l’ombre – Arnaldur Indridason

Juin 2018

  • Chanson de la ville silencieuse – Olivier Adam
  • La déposition – Pascale Robert-Diard
  • En cas d’amour – Anne Dufourmentelle

Mai 2018

  • Le goût du large – Nicolas Delesalle
  • Passion simple – Annie Erneaux
  • Puissance de la douceur – Anne Dufourmentelle
  • La science de l’illusion – Luc Langevin
  • My absolute darling – Gabriel Tallent

Avril 2018

  • L’été circulaire – Marion Brunet

Mars 2018

  • La renverse – Olivier Adam
  • La daronne – Hannelore Cayre
  • La femme secrète – Anna Ekberg
  • Les garçons de l’été – Rébecca Lighieri

Février 2018

  • Les rêveurs – Isabelle Carré
  • La petite femelle – Philippe Jaenada

Janvier 2018

  • Le jour d’avant – Sorj Chalandon
  • Les loyautés – Delphine de Vigan
  • Les années – Annie Erneaux

Décembre 2017

  • Profession du Père – Sorj Chalandon
  • American Darling – Russel Banks

Octobre 2017

  • La reine des lectrices – Alan Bennett
  • Emmaüs – Alessandro Baricco

Septembre 2017

  • Homère, Iliade – Alessandro Baricco
  • Trois fois dès l’aube – Alessandro Baricco
  • Mr Gwyn – Alessandro Baricco
  • Entre eux – Richard Ford
  • Rapport sur moi – Grégoire Bouillier

Août 2017

  • Désorientale – Négar Djavadi
  • Les locataires de l’été – Charles Simmons
  • Pour la peau – Emmanuelle Richard
  • De beaux lendemains – Russel Banks
  • Le Quatrième Mur – Sorj Chalandon
  • The Whites – Richard Price

Juillet 2017

  • Bonheur fantôme – Anne Percin
  • Comment réussir à travailler avec presque tout le monde – Lucy Gill
  • L’art de poser des questions efficaces

Mai 2017

  • Assez de bleu dans le ciel – Maggie O’Farrell
  • Faites vous-même votre malheur – Paul Watzlawick
  • Why we do what we do – Edward L. Deci

Avril 2017

  • Aider – Edgar Schein
  • La Sagesse des foules – James Surowiecki
  • L’adulte surdoué à la conquête du bonheur – Monique de Kermadec

Mars 2017

  • Le vide et le plein – Nicolas Bouvier
  • Chronique japonaise – Nicolas Bouvier

Février 2017

  • Sur les chemins noirs – Sylvain Tesson

Décembre 2016

  • Les intéressants – Meg Wolitzer
  • Numéro 11 – Jonathan Coe

Novembre 2016

  • Famille modèle – Eric Puchner

Octobre 2016

  • Peine perdue – Olivier Adam

Août 2016

  • Berezina – Sylvain Tesson
  • L’usage du monde – Nicolas Bouvier
  • L’enfant aux cailloux – Sophie Loubière
  • La Jeune épouse – Alessandro Baricco

Février 2016

  • Neige – Maxence Fermine
  • Comment tout a commencé – Pete Fromm

Septembre 2015

  • Réparer les vivants – Maylis de Kerangal

Août 2015

  • Un agent sort de l’ombre – Pierre Martinet

Mai 2015

  • Un océan de pavots – Amitav Ghosh

Mars 2015

  • Un parfum d’herbe coupée – Nicolas Delesalle

Novembre 2014

  • L’âge de la multitude – Henri Verdier

Octobre 2014

  • Manager dans un monde sans visibilité – Corinne Samama

Juillet 2014

  • Les lisières – Olivier Adam

Juin 2014

  • Le Maître des illusions – Donna Tartt
  • Marie-Blanche – Jim Fergus

Mai 2014

  • Mille femmes blanches – Jim Fergus

Avril 2014

  • Aïe mes ailleux – Anne Ancelin

Février 2014

  • La mémoire est une chienne indocile – Elliot Perlman

Décembre 2013

  • Les jolis garçons – Delphine de Vigan
  • Homo erectus – Tonino Benacquista

Novembre 2013

  • La précocité dans tous ses états – Fabrice Bak

Septembre 2013

  • Limonov – Emmanuel Carrère

Août 2013

  • Si tu retiens les fautes – Andrea Bajani
  • Petit guide à l’usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués – Beatrice Milletre
  • Inside Steve’s brain – Leander Kahney
  • Passagère du silence – Fabienne Verdier

Juillet 2013

  • Little Bets – Peter Sims
  • Game of Thrones 5 partie 1/3 (13 – Le Bûcher d’un roi)

Juin 2013

  • L’Etranger – Albert Camus
  • Game of Thrones, tome 4

Avril 2013

  • Game of Thrones, tome 3

Février 2013

  • Le zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc – Eugen Herrigel

Janvier 2013

  • Game of Thrones, tome 2

Décembre 2012

  • Game of Thrones, tome 1

Octobre 2012

  • La vérité sur l’affaire Harry Quebert – Joël Dicker

Août 2012

  • La liste de mes envies – Grégoire Delacourt
  • La nuit sera calme – Romain Gary

Juillet 2012

  • Le quai de Ouistreham – Florence Aubenas
  • Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire – Jonas Jonasson
  • Hunger Games (1,2 et 3) – Suzanne Collins

Juin 2012

  • Comment je suis devenu stupide – Martin Page

Mai 2012

  • La vie très privée de Mr Sim – Jonathan Coe
  • Soie – Alessandro Baricco

Mars 2012

  • 1Q84 tome 2 – Haruki Murakami

Février 2012

  • 1Q84 tome 1 – Haruki Murakami

Novembre 2011

  • Dans les forêts de Sibérie – Sylvain Tesson
  • Lignes de faille – Nancy Huston

Octobre 2011

  • Le Chagrin – Lionel Duroy

Septembre 2011

  • Rien ne s’oppose à la nuit – Delphine de Vigan

Aout 2011

  • Un peu plus loin sur la droite – Fred Vargas
  • On peut se dire au revoir plusieurs fois – David Servan-Schreiber
  • Un pied au paradis – Ron Rash
  • Le destin miraculeux d’Edgar Mint – Brady Udall
  • L’Homme qui voulait vivre sa vie – Douglas Kennedy

Juillet 2011

  • Sous les Vents de Neptune – Fred Vargas

Juin 2011

  • Mainstream – Frederic Martel

Mars 2011

  • Le testament caché – Sebastian Barry

Février 2011

  • Le clan des Otori (1,2,3) – Lian Hearn
  • Le philosophe nu – Alexandre Jollien

Janvier 2011

  • L’organisation pirate – Rodolphe Durand et Jean-Philippe Vergne

Décembre 2010

  • Conduite en état de grossesse
  • Le culte de l’amateur – Patrice Flichy

Août 2010

  • Le touriste – Oleg Steinhauser
  • C’est ici que l’on se quitte – Jonathan Tropper
  • Écoute-moi – Margaret Mazzantini
  • Ambiguïtés – Elliot Perlman

Avril 2010

  • Chaos calme – Sandro Veronesi (abandonné)

Mars 2010

  • Trois Dollars – Elliot Perlman
  • Courir avec des ciseaux – Augusten Burroughs
  • Perte et Fracas – Jonathan Tropper

Fevrier 2010

  • Le mec de la tombe d’à côté – Katarina Mazetti
  • Les Eclaireurs – Antoine Bello

Janvier 2010

  • Les Falsificateurs – Antoine Bello
  • Éloge de la pièce manquante – Antoine Bello

Décembre 2009

  • Mille soleils splendides – Khaled Hosseini
  • Le livre de Joe – Jonathan Tropper
  • Les cerfs-volants de Kaboul – Khaled Hosseini
  • Malavita, encore – Tonino Benacquista

Novembre 2009

  • Tout peut arriver – Jonathan Tropper
  • Les heures souterraines – Delphine de Vigan
  • L’origine de la violence – Fabrice Humbert
  • Le sens de la famille – A. M. Homes
  • D’autres vies que la mienne – Emmannuel Carrere
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